Meute à l'architecture troglodyte
2024-2025 - crayons de couleur
Série de dessins de 65x50cm chacun

Plongée libre dans un bassin percé
2024 - carton, acrylique, crayon de couleur
18x40x35cm (maquette de recherche)

La forma della città
2023 - crayons de couleur, stylo
21x29,7cm (divers croquis réalisés à Rome pendant la résidence du Prix Wicar)

Barricade 2
2013-2019 - bois, planches de bois de palettes
200x680x300cm

Jezy Knez (avec Jérémy Knez)

La revanche des milieux
Vern Volume - 22ème Biennale d'art contemporain
du 7 septembre au 12 octobre 2019
Le Volume, Vern-sur-Seiche (35)
Commissariat : L'île d'en face
Artistes : Bertille Bak, Dector et Dupuy, Martine Feipel et Jean Bechameil, Isabelle Fremeau et John Jordan, Mona Hatoum, Suzanne Husky, Jezy Knez et Studio Orta

Texte de présentation de l'œuvre par L'île d'en face :

Barricade 2 est réalisée à partir d’un protocole que le duo d’artistes a déjà développé lors d’occurrences précédentes : les deux artistes s’enferment dans une structure filaire qu’ils recouvrent méthodiquement de planches de palettes en suivant un principe de tension. Ils viennent ensuite les décrocher une à une pour construire au centre une nouvelle forme semblable à celle d’une barricade.

Cette installation à l’allure sculpturale interroge autant la barricade comme élément symbolique à l’encontre d’une autorité oppressive, qu’elle questionne sa dimension formelle, ses caractéristiques architecturales et physiques. In fine, cette installation incarne plus une frontière isolant deux territoires (auparavant occupés par les deux artistes) qu’un moyen de défense ou de protection.

Œuvre mobile, répondant à de multiples contextes, Barricade 2 joue avec les distinctions établies entre espace public et espace privé, entre lutte et cohésion. La portée politique de cette construction est ici remise en question : enfermée dans cette cage parallélépipédique elle devient presque caduque et semble davantage mettre en exergue l’absurdité des tensions éprouvées par les deux artistes.

Photographies : Fanny Trichet

ZONE
2016-2021 - crayon sur papier
50x78cm

Épidémie 1
2014 - planches de bois de palettes
dimensions variables / installation in situ

Jezy Knez (avec Jérémy Knez)

Épidémie 1 est une installation prenant place dans un couloir et sur la terrasse qu’il longe. Intérieur et extérieur sont reliés par une masse de planches qui s’infiltre par une fenêtre entre-ouverte. Basculant dans un univers de science-fiction peuplé notamment de body snatchers, de blob monstrueux ou encore d’ huile noire extraterrestre, l’architecture semble soumise à une sorte de contamination fantastique, une invasion de planches récupérées contrastant avec le lieu. Si l’intérieur subit un recouvrement du sol au plafond, l’extérieur en est l’image inversée de quoi anticiper un possible épuisement de l’expansion de cette chose.

Photographies : Jérémy Knez

Sol 2
2014 - planches de bois de palettes
dimensions variables / installation in situ

S’inspirant du rythme des dalles au plafond et offrant un point de vue d’ordinaire inatteignable sur les toits plats des habitations voisines, Sol 2 se présente comme un parquet surélevant le sol de 80 cm. Dans cet alignement de planches, on distingue un trou qui mène avec fracas vers un tunnel impénétrable. Invitant à se plonger dans des récits ouverts, la forme suggère que quelque chose venu du ciel a traversé la fenêtre ouverte à moins que sa trajectoire soit inverse.

Photographies : Jérémy Knez

Jezy Knez (avec Jérémy Knez)

Bestiarium (étude sur la vie des choses)
2023-2024 - crayons de couleur - 30x40cm chacun
2023 - acrylique - 21x29,7cm chacun

Divers dessins
2014-2016 - crayon sur papier
20x30 et 30x40cm

Inspirées des bestiaires réalisés d’après des récits de voyage, les formes naissent d’une première commande à un logiciel en ligne générateur d’image à partir d’une phrase associant « chien », « chat » et « loup » à des émotions et situations humaines. Comptant parmi les plus archaïques disponibles gratuitement, l’IA convoquée produit ensuite des images toujours uniques mais de qualité discutable. Des éléments sélectionnés au sein de ces productions virtuelles s’articulent par le dessin au crayon. De ces images inégales réalisées par la machine, une nouvelle est créée en s’appliquant à adoucir et harmoniser les incohérences. Dans un registre SF, ce travail s’amuse à envisager l’IA comme un oracle, une entité atemporelle communiquant tant bien que mal les mutations des espèces dans une époque future peut-être sans technologie numérique et sans humain. Le dessin est l’interprétation de ses visions.